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Proverbe africain

Lettre ouverte de 10 députés socialistes pour que la France porte à haut niveau le débat sur la Gestation pour Autrui (GPA)

Je suis inquiet des enchaînements récents de décisions de justice (CEDH, Cour de cassation) qui viennent presque subrepticement modifier le droit français qui interdit la gestation pour autrui (GPA c’est a dire les "mères porteuses") et réserve la PMA aux couples hétérosexuels mariés. Je me suis toujours opposé a ces propositions, qui ne faisaient pas partie des engagements du candidat François Hollande en 2012. 

Dans ce contexte, j’apporte tout mon soutien à la position de dix députés socialistes proposant de légiférer pour s’opposer à la diffusion de la GPA en France via des interventions pratiquées a l’étranger.

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Drôle de période…Pas si drôle, en fait

La rentrée que nous vivons et les événements de l’actualité depuis trois semaines sont significatifs de l’état d’esprit dégradé qui règne dans notre pays : blocages, surenchères, scandales. Et à la fin, c’est Marine Le Pen qui engrange…

Un constat : la France est aujourd’hui une société bloquée, crispée. Jugez plutôt :

- il a fallu deux ans de débats homériques pour déplacer une demi journée de cours dans les écoles primaires que tout le monde (ou presque) considérait en 2012 comme nécessaire ;

- tout le monde (notamment les milieux économiques) demande une simplification du mille feuille administratif, mais la fusion envisagée des chambres consulaires à l’échelle régionale provoque le blocage des relations avec l’Etat ;

- les agriculteurs déversent du purin devant les préfectures parce qu’on rappelle qu’ils contribuent largement à la pollution par les nitrates ;

- les professions réglementées (des taxis aux huissiers en passant par les notaires) se mobilisent contre un rapport, sans qu’aucun texte ne soit aujourd’hui rendu public par le gouvernement ;

- les pilotes d’Air France, compagnie en déficit structurel depuis des années, refusent, non pas une remise en cause de leur statut, mais le fait que d’autres soient embauchés dans des conditions différentes des leurs : on dirait la SNCM…

Le constat est clair : la moindre réforme est aussitôt refusée violemment, presque par principe, avant même d’avoir été présentée et comprise : c’est le règne du corporatisme égoïste, vieux fonds de commerce du FN.

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Gaza : Les bombardements doivent cesser

Le conflit au Proche-Orient, si complexe dans ses origines, est de nouveau entré dans une phase de tension, on peut même parler de guerre : plus de 600 morts et 3.500 blessés en quelques jours meurtriers.

Alors oui, dans une guerre, il y a deux belligérants. Certes. Mais lorsque le déséquilibre des forces est si important, lorsque une armée puissante et bien équipée bombarde des populations civiles pour faire pression sur des groupes armés, on doit dire « stop ». Ces hommes, femmes, enfants, vieillards tués dans leur maison par une bombe aveugle ne sont pas des dangers pour Israël. Cet acharnement contre une population civile est injustifiable et inacceptable.

D’autant que la politique menée par le gouvernement israélien, qui a refusé sciemment toutes les ouvertures faites par le Fatah et l’Autorité palestinienne depuis plusieurs années, qui joue délibérément la carte du durcissement et fait le jeu du Hamas, qui impose à Gaza depuis des années un blocus inhumain, est largement responsable de cette escalade.

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[Communiqué] Baisse des dotations : le bloc communal dénonce la différence de traitement dans l’effort demandé

Les présidents des associations nationales des collectivités locales ont été reçus ce jour par Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, André Vallini, secrétaire d’Etat chargé de la Réforme territoriale et Christian Eckert, secrétaire d’Etat au Budget, pour une première réunion de travail suite à l’annonce du plan gouvernemental d’économie de 50 milliards d’euros, et notamment sur les modalités de répartition de la baisse des dotations envisagées par le gouvernement. A ce sujet, conscientes de la nécessité de redresser les comptes publics, les associations nationales ont exigé, au préalable, que la clarté soit faite sur la différence de traitement dont sont victimes les collectivités locales devant l’effort demandé : réduction nette des ressources pour les collectivités, moindre progression des dépenses pour l’Etat et les administrations sociales, ce qui revient à faire supporter par les collectivités locales une charge bien supérieure à leur part dans les dépenses publiques du pays. Elles rappellent par ailleurs que cet effort supplémentaire survient après trois années de gel des dotations de l’Etat et une première baisse de 1,5 milliard d’euros en 2014.

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