Seul, on marche plus vite Ensemble, on marche plus loin

Proverbe africain

Biographie

Jean-François Debat
Maire de Bourg-en-Bresse
Conseiller Régional Auvergne Rhône-Alpes

Parcours...

Un premier souvenir : j’avais trois ans. La chaleur du pays Bamiléké, au Cameroun, où mes parents ont passé 16 mois en coopération pour une institution protestante.

Un parcours d’enfant : à Péronnas, puis Saint-Denis-lès-Bourg à l’école primaire, puis au collège de Péronnas et enfin au lycée Quinet de Bourg-en-Bresse.

Une fierté d’étudiant : l’ENA. Je l’ai réussie, je n’en ai pas hérité. Pour moi, étudiant "de province" -comme disent de manière hautaine certains parisiens des quartiers chics, ce fut une fierté et une chance extraordinaire d’élargir mon champ de vision. Personne ne me doit rien de ce fait, je n’en tire aucune supériorité vis-à-vis de personne, mais je ne dois rien non plus à personne à ce sujet. J’ai même le sentiment que cela m’aide à faire avancer les dossiers de ma ville, de l’Ain et de la Région… !

Un métier : le service de l’Etat, comme membre du Conseil d’Etat, depuis 1993.

Une expérience nationale : quatre années de cabinet sous le gouvernement Jospin : d’abord chez Laurent Fabius à l’Assemblée Nationale de 1997 à 1998, puis auprès de l’homme extraordinaire qu’est Louis Besson, alors ministre du logement, jusqu’en 2001 ; pour moi, il incarne la phrase de Jaurès : "avoir le courage d’aller à l’idéal et de comprendre le réel".

Une dimension régionale : auprès de Jean-Jack Queyranne, qui m’a confié pendant douze ans la responsabilité des finances de la 2ème région de France, la région Rhône-Alpes.

Un parti politique : le parti socialiste. A 18 ans, en 1984, j’ai passé mon permis de conduire et adhéré au PS ! J’ai été 1er secrétaire départemental de l’Ain entre 1997 et 2000 et siège depuis près de 20 ans au Conseil national. J’en suis le trésorier national depuis 2012.

Un engagement : Bourg-en-Bresse. Comme adjoint d’André Godin de 1995 à 2001, mais surtout comme président de Bourg Habitat –office public d’HLM. Je suis depuis un militant du logement social. Un mandat d’opposition (c’est souvent frustrant, mais très formateur) de 2001 à 2008. J’en suis maire depuis mars 2008. Une grande joie : ma réélection au 1er tour en mars 2014, au milieu d’une tourmente pour mon camp politique, marque de confiance, au delà des clivages politiques, très importante pour moi.

Une rencontre : Anne, qui partage ma vie depuis...presque toujours !

En toute intimité...

Bourg-en-Bresse : ma ville. Je n’ai jamais envisagé de vivre (ni d’être élu !) ailleurs. Un attachement calme, discret, peu expansif, comme les Burgiens, mais très solide, très profond.

Ecologie : la Terre n’est pas en danger. La vie sur Terre, en revanche, oui : c’est un enjeu qui dépasse tous les autres. Sur-pêche qui vide les océans, perte hallucinante de la biodiversité, bouleversement climatique dont nous ne mesurons pas les ravages à venir. Urgence, et pourtant nous regardons ailleurs, comme disait quelqu’un...

Famille : le socle de ma vie. C’est le lieu où je puise mon énergie et où je dois me ressourcer. J’essaie, nous essayons, en famille, de trouver un équilibre entre activité politique, travail et vie privée : ma vie, ce n’est pas que la politique et cela ne le sera jamais. J’assume, par exemple le dimanche, de décliner des invitations ou des manifestations : la modernité en politique, c’est aussi d’accepter cette conciliation, et je crois que la société y est prête.

Foi : je l’ai. Ni un étendard, ni un alibi. Une balise personnelle. Indignation : je ne supporte pas l’idée que des gens meurent de faim dans l’indifférence, dans un monde aussi riche que le nôtre, dans lequel on trouve des centaines de milliards pour sauver les banques, mais pas quelques milliards pour éradiquer des maladies, la famine, qui tuent des millions de personnes. Pourtant, cela dure et nous continuons à vivre…

Libéralisme : je ne suis libéral ni en matière économique, ni en matière de questions de société ; je pense qu’il faut des règles pour réguler l’économie et la finance, comme il faut des règles dans notre société et que toute aspiration individuelle n’est pas forcément légitime, même si elle est sincère : pour moi, il n’y a pas de droit à l’enfant, par exemple.

Lieu : Bourdeaux, petit village de la Drôme, lieu de toutes nos vacances d’enfance en famille, avec mes parents et mes quatre frères et sœur, dans une vieille ferme sans confort. Je sens encore l’odeur de la maison…

Moments forts : la finale de Glasgow en 1976 -ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit ne peuvent pas comprendre… ; le 21 mai 1981, journée d’investiture de François Mitterrand : pour la première fois, j’avais eu le droit de regarder la télévision toute la journée –et je me souviens de chaque moment ! Un match contre le Variété Club de France dans les années 90 : un coup franc de Platini et moi dans la cage, j’en frissonne encore ! Et, plus que tout, des soirées de vacances d’été avec Anne, Arthur, Romane et Justine : la vie…

Mort : j’ai eu le sentiment de la frôler, un jour d’été en 2003 ; ça rend humble, parce qu’on voit la fragilité de la vie humaine. Elle nous rappelle qu’elle peut survenir n’importe quand et je l’ai ressenti, profondément, avec la perte de ma sœur Caroline, à 32 ans, en 2005.

Musique : la chanson française : pour moi, une chanson, c’est un texte qui dit quelque chose, et pas seulement une jolie mélodie ! Brel, Cabrel, Benabar : trois époques pour trois auteurs. Une découverte : le slam poétique de Grand Corps Malade. Et sinon, la musique baroque, grâce au festival d’Ambronay.

Politique : elle m’aide à avancer, au service d’idéaux, au service des autres et d’abord des plus modestes ; elle m’aide à essayer de comprendre le monde et la société et, surtout, à agir pour tenter de le rendre un peu meilleur en sachant que rien n’y sera jamais parfait.

Question : qu’aurais-je fait si j’avais vécu l’Occupation ? Chacun de nous espère qu’il aurait été du bon côté ; personne ne peut être sûr qu’il en aurait eu le courage. J’en tire un respect absolu de ceux à qui nous devons la liberté et l’honneur de la France, et l’absence de jugement pour ceux qui ont simplement essayé de continuer à vivre.

Regrets : ils ne durent jamais longtemps, sinon, on vit dans le passé.

Solitude : l’horreur absolue ! Pour moi, c’est une véritable maltraitance…

Sorties : calmes : restaurant à deux, soirées entre amis. Plus assez de cinéma, mais çà reviendra !

Sport : une véritable passion ! Pour tous les sports, surtout avec ballons. Je suis un supporter acharné, donc excessif voire pénible (!), des Verts de Saint-Étienne, de la JL Bourg Basket, des Violets de l’USB et du FBPP01. Je peux être d’une mauvaise foi exemplaire et d’un chauvinisme absolu, surtout quand on perd ! Un souvenir : le 8ème de finale de coupe de France du FCBP gagné contre Metz, à Gerland, en 1998.

Stades : j’aime l’ambiance des stades : Geoffroy-Guichard, Roland Garros, Verchère, Ekinox. Ce sont des lieux chaleureux, humains, où l’on partage des sentiments forts avec des gens qu’on ne connaît pas, où l’on oublie tout le reste pendant 2 heures : ça n’a pas de prix !

Vin : un de mes hobbies les plus tenaces…Pour moi, un des éléments importants de la culture française.

Zorro : comme le père Noël, il n’existe pas –même si tous les politiques essaient de faire croire le contraire -moi compris, parfois !

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