Les nouvelles dispositions relatives aux 35 heures imposées par le gouvernement, et qui justifient la mobilisation des forces syndicales, vont avoir des conséquences graves sur la vie et l’organisation des entreprises. La fixation du temps de travail des salariés par des négociations au niveau de chaque entreprise n’est pas un gage de dialogue social serein et équilibré. En effet, en s’attaquant à la représentativité des syndicats dans notre pays, en voulant réduire les forces syndicales représentatives, le gouvernement et sa majorité vont semer le trouble dans les rapports entre les chefs d’entreprises et leurs salariés. Alors qu’aujourd’hui les accords d’entreprises reposent sur un échange entre les organisations syndicales présentes dans l’entreprise, quelles soient d’ailleurs patronales ou salariales, les nouvelles mesures remettent en cause cet équilibre. A tel point que même le MEDEF fait part de son mécontentement et souhaite maintenir ce rapport de confiance liée à la représentativité des partenaires sociaux. On retrouve sur ce dossier, la même méthode utilisée par l’UMP depuis 2002, à savoir opposer des catégories de français entre elles. Cette conception du dialogue social n’est ni bonne pour les salariés, ni bonne pour les entreprises, et surtout elle est inefficace au niveau économique, ce qui en cette période difficile économiquement est source d’inquiétudes pour l’avenir de notre pays.