Budgets, proximité, congrès socialiste ...

Depuis plusieurs semaines, mes responsabilités électives me plongent très régulièrement dans la préparation des budgets pour l’année 2009. Pour la Ville de Bourg-en-Bresse et pour la région Rhone Alpes, avec le moins que l’on puisse dire des situations très différentes, voir opposées.


Au niveau de la Région, je participe en tant que vice président en charge des finances, à l’élaboration du 5ème budget conduit par Jean-Jack QUEYRANNE et sa majorité. Les finances de la Région sont saines, nous réussissons ainsi à maintenir un niveau d’investissement important indispensable à l’économie régionale malgré le désengagement constant de l’Etat dans nos territoires.


Au niveau de la Ville de Bourg-en-Bresse, la presse s’en est largement fait l’écho, la situation est plus que préoccupante. En effet, je le rappelle et je vous invite à consulter le numéro spécial de " C’est à Bourg " sur ce sujet, nous avons trouvé en arrivant aux responsabilités une situation financière de la ville extrêmement dégradée.


Quelques données pour comprendre :

  • Depuis 2003, les dépenses augmentent deux fois plus vite que les recettes. Pourquoi ? Parce que la Ville a continué à dépenser comme avant, alors que, depuis 2001, les recettes de la taxe professionnelle payée par les entreprises vont à l’Agglo. Quand on garde les mêmes dépenses, sans les recettes, le problème survient inévitablement ;
  • le niveau d’investissement préconisé par un audit fait en 2001 et commandé par l’équipe sortante était de 6 millions d’€uros par an, la moyenne aura été de 10 millions par an avec un " pic " à 13 millions. Conséquence : notre dette culmine à 57 M d’€uros.
  • la durée d’épargne pour rembourser la dette de la ville sera en fin d’année de près de 30 ans. La moyenne des villes de notre taille est à 5 ans et, au-delà de 15 ans, le surendettement est avéré. Nous y sommes. Conséquence : la Ville emprunte pour rembourser sa dette, ce qui n’est évidemment pas tenable !


Comment en sortir ? C’est notre objectif quotidien. Un effort partagé devra être conduit, impliquant chacun : réorganisation et adaptation des missions des services municipaux ; réflexion sur certains transferts de compétences à l’Agglo qui sont naturels après le transfert de la taxe professionnelle ; réduction drastique des dépenses de fonctionnement et d’investissement ; enfin nouvelles recettes, avec une réflexion sur l’évolution de la fiscalité.

Toutes ces questions seront mises en débat, fin novembre, au cours d’une grande réunion publique à laquelle tous les Burgiens seront conviés. Ensuite, nous prendrons nos responsabilités d’élus, en toute transparence.

Si j’ai estimé indispensable de dire les choses, clairement, ce n’est pas pour le plaisir d’engager une polémique avec l’ancienne municipalité -ce qui m’importe, c’est l’avenir. Mais c’est parce que la situation est sans précédent. Elle n’a rien à voir avec 1995 ou avec 2001 et elle appellera des réponses inédites également. Pour qu’elles soient comprises, il faut que chacun connaisse les faits.

Toujours à l’échelon local, comme nous nous étions engagés à le faire, une vraie démarche de démocratie de proximité s’élabore, se met en place pour conduire les affaires municipales sans perdre le lien avec nos concitoyens. Les associations sont associées, un FORUM de la démocratie locale et de la proximité se tiendra le 5 Novembre prochain de 18 à 21 heures à Alimentec, et la Charte de la démocratie de proximité sera présentée lors d’un prochain conseil municipal. Une promesse de campagne qui se concrétise.

Enfin dans un autre registre, je suis engagé dans les débats du Parti Socialiste relatifs à la préparation du Congrès de Reims qui se déroulera les 14, 15 et 16 Novembre prochains. Ce rendez-vous est important car il doit permettre aux socialistes de s’organiser pour incarner à nouveau une véritable alternative à la politique menée par le Président de la République, avec un projet résolument réformiste, et surtout un vrai leader crédible capable de rassembler et d’être audible auprès des français. Je pense que Bertrand DELANOE répond à ces exigences, c’est pourquoi je présente dans l’Ain mais aussi dans d’autres départements qui m’invitent la motion qu’il représente à l’occasion de ce Congrès.