A l’issue du Comité interministériel qui s’est tenu lundi à Lyon, en présence du Premier ministre, c’est la déception qui domine chez les élus de notre Région, notamment dans l’Ain.
En effet, l’efficacité commandait de soutenir par ce plan de relance des projets prêts à être engagés dès cette année, mais stoppés faute de financement. Malheureusement, les projets annoncés lundi, notamment en ce qui concerne l’Ain et Bourg-en-Bresse, sont, certes, des projets importants mais qui ne sont pas prêts : c’est le cas de la Cité judiciaire de Bourg en Bresse, dont la ministre vient seulement de décider du principe, mais dont la réalisation ne peut commencer avant plusieurs années ! Il n’aura donc aucun impact sur l’économie locale en 2009-2010.
Des pistes existaient, qui auraient pu être activées si les élus avaient été sollicités préalablement par l’Etat : certaines opérations de renouvellement urbain du quartier de la Réyssouze, le projet de la gare ou encore, dans le cadre du transfert du Ceuba à la Charité, la bibliothèque, non retenue dans le projet du fait de l’insuffisance des financements, et ô combien indispensable. Tous auraient pu donner lieu à des travaux rapidement et répondre à l’objectif de relance affiché.
A l’heure où nos concitoyens souffrent des politiques nationales et du contexte financier mondial, ce plan de relance, annoncée à grands renforts de médias, est donc une occasion manquée. Je le regrette sincèrement.