TER Lyon-Bourg, Gare, LGV: des enjeux majeurs

Le 15 décembre 2008, j’assistais à l’inauguration de la modernisation de la ligne TER Bourg-Lyon aux côtés de Jean-Jack Queyranne, Président de la Région Rhône-Alpes. Cette ligne a longtemps été l’Arlésienne. On en parle depuis dix ans, mais les nombreux usagers ne constataient aucune amélioration. Ce fût un dossier prioritaire dès mon élection de Conseiller régional en 2004. Le projet était bloqué parce que l’Etat ne respectait pas ses engagements financiers. Malgré cela, la Région a décidé d’engager les travaux d’un coût de 60 millions d’euros, en les finançant à 70%. Les délais du chantier et le budget ont été tenus, les vieilles voitures rouges et jaunes ont été remplacées par des automoteurs neufs à grande capacité, autant de mesures combinées qui ont permis d’augmenter de moitié le nombre de TER. Une cinquantaine de trains roulent donc chaque jour sur cet axe par la Dombes ou par Ambérieu-en-Bugey. Alors, comme le note sur son site Internet l’association des usagers de la ligne Lyon-Bourg : « finis les retards pénalisants, fini le matériel d’un autre âge … merci pour l’engagement tenu ».

Cette satisfaction ne doit pas nous empêcher d’aller de l’avant. Il nous reste maintenant à poursuivre le travail avec l’étude sur le doublement Villars-Bourg-en-Bresse, mais je le ferai sans démagogie : ce projet n’avait jamais été étudié ni inscrit dans aucun contrat comme étant un véritable objectif. Il l’est, par la volonté de la Région, dans le Contrat Etat-Région 2007-2013. Il ne sera pas réalisé sous ce contrat, mais c’est maintenant un projet lancé.

 

Elu Maire en mars dernier, je me suis immédiatement attelé à un autre projet en souffrance, l’aménagement en pôle d’échanges de la Gare de Bourg pour que soient donnés les premiers coups de pioche en 2009 et le percement du tunnel gare-Peloux en 2010.

Aujourd’hui, un autre défi nous attend. Réseau Ferré de France (RFF) a lancé des études pour créer la branche sud du Ligne à Grande Vitesse Rhin-Rhône devant relier, à l’horizon des années 2020, Strasbourg à Lyon en un peu plus de deux heures. C’est un projet important principalement pour deux raisons. Le trafic croissant des trains de marchandises doit contourner notre agglomération et j’ai demandé à RFF et à la SNCF que des TGV desservent la gare de Bourg, ce qui permettrait aussi de nouvelles liaisons vers Marseille ou Lille.

Il est impensable que nous regardions passer des trains qui ne s’arrêteraient pas. Dans le même temps, je comprends les inquiétudes des riverains et il faut limiter au maximum les nuisances qu’occasionnerait cette nouvelle ligne pour les riverains. Nous suivons donc, avec mon équipe, ce dossier de très prêt. Prochaine étape : une réunion en préfecture de l’Ain le 26 mars. A suivre.