Au cours de l'été, la presse s'est fait l'écho d'un courrier que j'ai écrit à Gérard Collomb, maire de Lyon, pour lui proposer, en accord et avec Michel Fontaine, Président de Bourg-en-Bresse Agglomération, une réunion de travail sur une possible coopération entre l'agglomération lyonnaise et l'agglomération de Bourg-en-Bresse. Je n'aurais pas epnsé qu'on puisse s'offusquer ou être gêné par une demande de réunion de travail entre les élus de deux agglomérations distantes de 60 km et qui travaillent ensemble depuis plus de 15 ans dans le réseau des Villes centres de Rhône-Alpes!
Depuis plusieurs années, j'ai souvent dit publiquement -et notamment dans la campagne pour les élections municipales- qu'il fallait organiser nos rapports avec Lyon et qu'il était de notre intérêt de nous inscrire dans la dynamique d'une métropole de 800.000 habitants. Je n'ignore pas que cette position tranche avec celle, exprimée publiquement ou implicitement, par les décideurs politiques et économiques dans le passé. Nous sommes, dans l'Ain, restés marqués par les conditions, brutales, de la création du Grand Lyon en 1968 par annexion de communes de l'Ain. 40 ans après, je pense qu'il faut dépasser ces événements et faire prévaloir le bon sens.
Oui, nous avons tout à gagner à coopérer avec Lyon, et nous n'avons surtout rien à gagner à continuer à nous voiler la face, comme si Lyon n'existait pas! Je prendrai trois exemples: en matière de transports, comment envisager des tarifications communes permettant de prendre, avec le même billet, le bus à Bourg, le TER, puis le métro à Lyon, sans discuter avec Lyon? En matière économique, comment conforter le pôle industriel ou agroalimentaire, sans coordination avec Lyon, dans le cadre régional? En matière universitaire, comment envisager le développement de nouvelles formations, nécessairement délocalisées de Lyon, sans un accord avec les élus de Lyon? C'est tout simplement impossible!
Alors oui, avec Michel Fontaine, nous allons travailler avec Gérard Collomb, pour voir ce qui est possible. C'est l'avenir, c'est le bon sens, c'est une autre vision de la place de Bourg-en-Bresse en Rhône-Alpes, traitant non en vassale, mais d'égale à égale avec une agglomération certes beaucoup plus forte, mais qui a aussi besoin de notre concours pour assurer son développement et celui de nos concitoyens.
Il est temps de dépasser les positions de principe, pour avancer. C'est ce que j'avais dit avant l'élection; c'est ce que je fais. Tout simplement.