« Je viens du Gard, mais je ne suis pas un énarque né à Lyon qui a plus de prétentions pour lui que pour la ville de Bourg ». Telles sont les paroles prononcées par Damien Abad lors du meeting de l’UMP pour les élections régionales. Est-on parti pour une campagne de petites phrases et d’attaques personnelles ? J’attendais mieux de ce jeune homme qu’on dit pourtant brillant … quoiqu’il en soit, je lui souhaite la bienvenue dans notre département puisqu'il veut visiblement se concentrer sur le débat d'idées!!
Premier volet de l’affaire Orginter au Tribunal correctionnel de Bourg. L’avocat a dénoncé « un règlement de comptes politique. Monsieur le Maire, il a rien d’autre à faire que d’éplucher un d’appel d’offres sur le ramassage des feuilles ? ». Je confirme en effet avoir d’autres occupations. Le Conseil Municipal de cette semaine a débattu du rétablissement en cours des grands équilibres budgétaires de la ville. Sur ce dernier point, j’assume pleinement mes responsabilités.
Des parents s’étaient à juste titre manifestés contre les conditions de transport de leurs enfants dans le TER Servas- Bourg. « Ils avaient choisi le bon timing pour se faire entendre. Quelques jours après leur mobilisation, le Maire de Bourg-en-Bresse, Jean-François Debat, avait rendez-vous avec la directrice régionale de la SNCF ». Grâce à des interventions conjuguées, tout est rentré dans l’ordre et la SNCF a reconnu son manque de réactivité. Une observation : il est regrettable que de tels dysfonctionnements ternissent tous les efforts faits par la Région (double voie et électrification de la ligne, aménagement des gares, des trains neufs réguliers, confortables et deux fois plus nombreux à circuler chaque jour). Une anecdote : je me suis rendu à ce rendez-vous en train et c’est la première fois que je suis arrivé en retard avec les excuses de mon hôte !
Mais c’est un autre sujet qui a particulièrement retenu mon attention : « licenciés car ils refusaient le travail du dimanche : trois des salariés du magasin Ed d’Oyonnax ont été licenciés en 2009 et n’ont pas retrouvé de travail … l’ex employeur s’estime dans son droit ». Au-delà du témoignage direct et personnel de soutien que j’ai apporté à ces trois femmes, nous nous souvenons tous du débat sur ce thème initié par le Président de la République et j’avais exprimé – comme de nombreux Français - mon opposition à cette disposition législative qui viendrait perturber l’équilibre de vie des salariés de notre pays. On avait vainement essayé de nous rassurer, les salariés seront tous volontaires ! Voilà on y est, l’espoir de « travailler plus pour gagner plus » est devenu la menace de « travailler le dimanche ou tout perdre ».