Seul, on marche plus vite
Rigueur : la conséquence de choix désastreux

Le Premier Ministre a annoncé hier un deuxième plan de rigueur, portant sur 7 milliards d’euros. J’ai deux réactions à chaud.
D’abord, que ce plan de plus souligne encore un peu plus l’irresponsabilité du gouvernement Sarkozy depuis 2007 : en 2002 -départ du gouvernement Jospin- la dette publique représentait 52% du PIB ; 62% en 2007 puis 85% en 2011. Soit 30% de plus en 4 ans, la crise n’en expliquant que le tiers selon la Cour des comptes. D’où vient le reste ? Des baisses d’impôts calamiteuses de l’UMP : 8 Milliards de réduction de la taxe professionnelle (le nouvel impôt rapporte 16 Mds là où la TP en rapportait 24), 6 Mds pour la loi TEPA, 3 Mds pour la réduction de la TVA sur la restauration, 2 Mds en juin dernier d’allègement de l’ISF. Au Total : près de 20 Milliards de recettes en moins chaque année, bénéficiant aux entreprises et aux plus fortunés, qui contribuent largement à la crise de la dette de la France. Dans le même temps, on ne cesse de dire que c’est la gauche qui creuserait les déficits... !
Ensuite, ce plan est injuste : on a allégé l’ISF en juin et on demande aux ménages de payer la hausse de la TVA, après avoir taxé les mutuelles santé, en novembre : voilà résumé la politique de M. Sarkozy. La gauche devra, bien sûr, rétablir les comptes publics car c’est une nécessité ; mais elle le fera avec au coeur une vision de justice fiscale et non avec des mesurettes qui épargnent toujours les plus riches et concentrent les efforts sur les familles modestes et moyennes.
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