Seul, on marche plus vite
Un dimanche au Bourget

Ce dimanche 22 janvier restera un moment de l’histoire de la gauche et de la France. Un homme s’est avancé vers les Français avec élan, avec pudeur, avec sincérité. Ce fut pour moi, comme pour les 25.000 participants et les centaines de milliers de téléspectateurs, un moment très fort, un de ces temps partagés qui permettent à la volonté de victoire de se muer en dynamique collective, et au changement de s’imposer comme une vraie chance, comme une possibilité à saisir, maintenant.
François Hollande s’est d’abord montré comme il est : simple, direct, voulant conquérir le pouvoir, non pour lui mais pour changer la vie des gens. J’ai retenu une phrase : « J’aime les gens, quand d’autres sont fascinés par l’argent ». Par son ton offensif sans jamais être agressif, notre candidat a d’ores et déjà dessiné le personnage du président qu’il sera : si François Hollande accède aux plus hautes responsabilités, il les exercera avec sobriété, avec humanité, et avec au coeur l’intérêt général.
Il a souhaité inscrire son action, notre action, dans l’histoire dans la nuit du 4 août, le Front populaire, la Libération, mai 1981 ou juin 1997. Sans nostalgie ni grandiloquence, mais avec sincérité. Dimanche, il affirmé sa conviction que le destin d’un grand pays ne se force pas, mais qu’il se crée, chaque jour. J’ai retenu une autre phrase : « Dans toute situation, il y a toujours plusieurs solutions possible ; jamais une seule ». Comment mieux exprimer qu’en politique, il n’y a pas de fatalité, il n’y a pas de place pour la résignation ? Tout est affaire de choix, de décision, en un mot de courage.
Enfin, sur le fond, François Hollande a marqué une volonté, un retour : celui de l’Etat. Dans un monde ultra-libéralisé, le candidat de la gauche a dit sa conviction de la nécessité du retour du bien commun, de la puissance publique, de la République protectrice, redistributrice et, quand il le faut, interventionniste. Sans promesses inconsidérées, mais claires : encadrer les loyers là où ils flambent, contrôler les banques pour mettre l’argent au service des hommes et non l’inverse, assurer l’égalité salariale entre hommes et femmes, construire des logements, etc. Depuis dimanche, la campagne est lancée ; la gauche est en ordre de marche.

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